BaroqueW

BaroqueW

and his sidekick nikkitaa

BaroqueW RSS Feed
 
 
 
 

Archive for March 5th, 2006

Monster - Le manga qui vous réconciliera avec les manga !

Monster
Monster

Monster, c’est trop bien

:)
Petit pitch : Tenma, un docteur japonais (chirurgien précisément) travaillant en Allemagne choisit de sauver la vie de jumeaux plutôt que celle d’une personnalité locale, compromettant ainsi sa carrière. Des années plus tard Tenma se voit accusé d’un meurtre commis par Johann, l’un des deux jumeaux. Une course poursuite s’engage alors entre Johann, échaffaudant un plan machiavélique et macabre, et Tenma hésitant entre la vengeance et sa bonté d’âme naturelle.

Au long des 18 tomes de la série, Tenma parcourt l’Allemagne traqué, déjouant machinations et complots, sauvant les âmes de ses contemporains (un peu à la façon du Caméléon). Il va de révélation en révélation et suit les traces de Johann qui semble parfois être au sein d’un inextricable complot, parfois en étant l’instigateur, mais toujours manipulateur …

Monster
Monster

Un manga d’une complexité intéressante et pourtant passionnant

:)
On y croise des personnages riches sur le fond ce qui les rend attachants, malgre le pathétique ou le tragique de leur destin… tel l’ex fiancée de Tenma et même Johann, finalement victime de la folie des hommes plus que coupable lui-même.

Tenma
Tenma

Category: Articles en français, Lecture | Comments (1)

One Piece - Eichiro Oda

Voici le second de mes manga préférés avec Monster.

Ce manga (adapté également en anime) traite de l’histoire de Monkey D. Luffy (ou tout simplement Luffy), un garçon parti sur les mers pour devenir le seigneur des pirates. Il est un peu bête et pense souvent avec son estomac. Heureusement il pense aussi souvent avec son coeur et du coup il agrandit son équipage considérablement au cours de l’histoire (ie de pirate solitaire il passe à une petite troupe de 7 en le comptant aux environs du tome 30). Dernier atout de Luffy, son corps est en caoutchouc…

Petite explication, l’univers de One Piece est assez étrange, logique, on est dans un manga. Entre autres bizarreries, il faut savoir que les pirates sont enn vogue (rires) et que l’univers est quelque part entre l’Europe de l’époque de Christophe Colomb et aujourd’hui, avec pas mal d’aspects mythiques aussi. Pour en revenir à l’explication du pourquoi du comment, il faut savoir que l’univers de One Piece abrite des Fruits du Démon qui donnent à celui qui les mange un pouvoir, une particularité : avoir un corps élastique, divisible en morceaux, glissant comme de l’huile, de se transformer en fumée, en sable, en foudre, en cire ou bien de se transformer en animal/humain/objet. Malheureusement, le Dieu de la Mer qui est responsable de ses fruits a fait qu’avec un super pouvoir vient un super désavantage : l’impossibilité de nager … Luffy risque donc de couler à pic s’il tombe à l’eau … pas pratique pour un pirate.

Au cours de ses aventures, Luffy va quitter sa région natale pour aller dans une autre zone du monde, appelée la Route de tous les périls (ou Grand Line en anglais/japonais) où sévissent les plus méchants et les plus puissants pirates. Il cherche à parcourir cette route de bout en bout pour trouver le One Piece, LE trésor de l’ancien Seigneur Pirate Gold Rogers, exécuté quelques décennies plus tôt. Evidemment des pirates ainsi que les Marines se mettent en travers de sa route (sauf qu’évidemment c’est toujours Luffy et son équipage qui gagnent). A celà se rajoute une histoire de grand complot organisé par le gouvernement international pour faire disparaître une partie du passé de la planète. Rien que de très banal donc …

Petite gallerie :

Le Vogue Merry
Le Vogue Merry

Category: Articles en français, Lecture | Leave a comment

Citizen Kane

Encore un vieux en film en noir et blanc ? Et bien oui… mais quel film !

Citizen Kane
Citizen Kane
Pour mon cours d’anglais, j’ai du regarder un film, enfin, juste son introduction et dire comment qu’elle est bien tout ça. Alors j’ai choisi Citizen Kane, de Orson Welles, le gars qui avait réussi à faire croire à une invasion extra-terrestre en lançant la nouvelle à la radio, le même gars qui a été mendiant en Inde et tout ça, enfin, il a eu une vie bien remplie quoi :-p

C’est le premier film que j’ai vu de lui. Il est en noir et blanc et assez vieux. Le son craquèle et l’image saute, même sur un DVD. Voilà, donc là j’ai dit tous les reproches qu’on pourrait éventuellement lui faire. Mais sinon, il est grandiose. L’histoire : Charles Foster Kane, un magnat de la presse vient de décéder et un journaliste enquête sur sa vie pour comprendre le sens de ses derniers mots, “Rosebud”… On va alors découvrir tout ce qui se trame derrière cet être complexe. Je sais pas comment je vais écrire l’article sans faire de spoiler… arf…

Charles Foster Kane toute sa vie a été hanté par ses volontés. Forte tête il s’est engagé dans la politique, le journalisme etc. Mais sa vie finit par tomber en ruine après ses échecs, ses deux divorces, sa profonde solitude, construite sur les bases de son égocentrisme … Voilà, pas de spoil.

Le film est bien mis en scène, la scène d’intro est géniale, on traverse une sorte d’univers de bric et de broc, un grand chateau en forme de parc d’attraction désaffecté, dans les brumes… puis soudain, un homme s’effondre et dit “Rosebud”… L’histoire est lancée… s’en suit un long reportage sur lui à la télévision en forme de ces vieilles news noir et blanc façon ORTF… l’équipe de journalistes qui en est responsable cherche donc à en savoir plus sur cette Rosebud. Au travers de rencontres avec les gens de son passé, nous allons découvrir qui était Charles Foster Kane.

Confié par ses pauvres parents à un puissant homme d’affaires, il vit apparemment sa jeunesse en n’en faisant qu’à sa tête et refuse de reprendre le flambeau de son père adoptif, à part un petit journal qu’il parvient rapidement à développer en diffusant de fausses informations, des informations déformées… on est en plein dans l’actualité là :p mais bon, l’aspect politique en moins…

Il se marie deux fois, et très vite on voit (magnifiquement filmé) comment son couple s’étiole, il finit d’ailleurs par avoir une présumée aventure qui met un terme à ses ambitions… s’en suit un divorce… (c’est encore d’actualité ce genre de choses… sauf le divorce, ça risquerait de faire tâche sur le CV des deux parties) Il se marie alors avec sa maîtresse.

Il lui offre alors un opéra (un bâtiment quoi) pour qu’elle puisse vivre son hobby : le chant lyrique. Mais elle est catastrophiquement encore plus nulle que moi en chant et les critiques la descendent.

Dans une scène mémorable Kane la critique férocement lui-même en écrivant un article en lieu et place de son meilleur ami. On ne sait pas ce que Kane pensait réellement des qualités de cantatrice de sa femme puisqu’il n’a fait que reprendre le ton adopté par son ami. Ce qui montre une fois de plus comment Kane est finalement qu’une coquille vide qui cherche à se remplir et à vivre à travers les autres, jusqu’à l’excès … en effet sa femme devient l’ombre d’elle-même à force d’être contreinte à se donner en spectacle devant un public qui la déteste et la rejette. Elle finit par n’être plus que l’ombre d’elle-même.

Autre exemple, Kane se construit une retraite de 50 hectares et y convie des gens pour s’y sentir moins seul, peine perdu, tous le quittent, y compris sa femme … il y finira sa vie, seul. L’impression de solitude est magnifiquement rendue par l’immensité des décors, le Chateau de Xanadu par exemple : la moindre des pièces engloberai 10 fois mon appart’ et elle fait au moins une dizaine de mètres de haut, les cheminées sont si grandes que Kane peut y entrer sansse baisser et que sa femme s’y allonge sans problème (quand il n’y a pas de feu bien sûr). Le gigantisme des décors est hallucinant, notamment la scène finale d’inventaire de toutes les richesses de Kane, les statues emplissent des hangars et des hangars… (oui il collectionnait les statues).

Les éclairages aussi sont à souligner, ils contrastent merveilleusement les scènes, des personnages entrent et sortent de l’ombre et pour la première fois devant un film, je me suis aperçu de l’importance de l’éclairage, surtout à cause du format (noir et blanc) ça se remarque immédiatement et le code graphique prend tout son sens, un peu à la façon des mangas, Kane parle dans l’ombre alors que ceux qui l’écoutent son dans la lumière, et on comprend alors comment l’homme s’enfonce progressivement dans sa solitude, c’est vraiment très habile.

Orson Welles
Orson Welles

Bref, allez voir ce film ! (enfin, matez-le en DVD quoi …)

P.S. Pour info, c’est Orson Welles qui joue Kane

:)

Category: Articles en français, Cinema | Leave a comment

Le cuirassé Potemkine

Film de 1925, russe, en noir et blanc, muet. Ca fait beaucoup, hein ?

Le Cuirassé Potemkine
Le Cuirassé Potemkine
Et pourtant… Eisenstein réalise là un très bon film, commandité par Staline, donc totalement plein d’idéologie communiste (la population qui est toute solidaire de l’armée contre la domination des nobles, le prêtre chrétien sans pitié et qui ressemble à un SDF mixé avec Moïse des 10 commandements etc…). L’histoire : des matelots de la flotte russe se révoltent sur un navire à cause des conditions déplorables. Ils accostent à Odessa (en Ukraine actuellement, c’est là qu’Anastasya habite (cf l’album photo “gens du net”)) et la ville se soulève spontanément, s’en suit une sanglante répression et évidemment un happy end communiste (voyez, je vous l’avais dit). C’est un véritable épisode historique (1905).

Les marches d’Odessa
Les marches d’Odessa
Le film est étonnament moderne : le cadrage, le montage dynamique, les scènes d’action vives et efficaces, on a déjà les marques des classiques qu’on retrouve dans nos films (vous vous souvenez de Ghost Busters (le 2 je crois) où un landau dévale une rue ? eh bien, ça c’est du volé à Eisenstein :-p eh oui). L’utilisation du pathos aussi avec la mère éplorée parce que son fils a été tué lors de la répression. Le montage permet aussi de s’affranchir de la contrainte du muet (aussi contournée par les “cartons” avec les dialogues, parfois), de même les acteurs éminemment expressifs, comme les officiers (machiavéliques) du navire, les matelots apeurés devant la mort etc. On perçoit bien l’ancienneté du film, pourtant magnifiquement réstauré dans l’édition du Monde (cf plus bas), dans l’ampleur énorme des moyens (idem dans citizen kane ou ben hur) : l’ensemble de la population d’Odessa a été mobilisée pour participer au tournage, un navire de guerre russe a été défrayé exprès sur place pour les prises de vue (ce n’est pas le Potemkine mais un navire du même modèle)…

Vous l’avez peut-être remarqué mais le Monde publie chaque week-end un numéro spécial pour 6 euros, qui contient un supplément “Médias” (TV, cinéma, radio etc…) et un DVD d’un grand film classique. Les prochains à venir sont : Stromboli, The Shangai gesture, La chienne - on purge bébé (de Cocteau), Nosferatu, Alexandre Nevski (d’Eisenstei également), Los olvidados, Le fanfaron, Pauline à la plage. Vous en connaissez aucun ? moi non plus … ben voyez qu’on a du retard au niveau classiques…

Category: Articles en français, Cinema | Leave a comment

Six Feet Under

Six Feet Under
Six Feet Under
J’ai découvert la série, tard, un soir (un matin plutôt) sur la 2, même pas en VO malgré les 2h20 passées … C’est assez grandiose, c’est macabre comme tout (forcément c’est centré sur la vie d’une famille d’undertakers (à vos dicos !)) ! Ca prend la mort comme un fait quotidien (c’est une thérapie pour moi) et ça nous montre à quel point la vie doit être vécue.

Le pitch de base : Nathaniel (Senior) décéde et laisse sa femme veuve et ses fils Nathaniel et David (Nathe et Dave pour les intimes) responsables de la boîte de pompes funébres (ne cherchez plus undertakers !). Nate s’en moque un peu pas mal, il est top relax. Dave est coincé du cul comme disent certains, mais en fait non, il est homo, ce qui nous confronte parfois aux problèmes de cette population, au gré des épisodes …

Et il y a Claire, la soeur, qui traine avec un mec louche, Gabriel. Dave a du mal à accepter que sa relation avec Keith se finisse, Nathe entame sa première vrai relation avec Brenda (une psycho de première, tout comme ça famille !) et voilà … il se passe plein de trucs, tout ce petit monde bouge énormément à cause de la mort du paternel ! la mère prend sa vie en main, les enfants ont du mal à accepter de voir leur mère changer et enfin essayer de communiquer avec eux !

Au fil des saisons, la famille s’agrandit, se sépare, se rassemble et on apprend à mieux les connaître, tous autant qu’ils sont. Quant au final, aux dernières minutes du dernier épisode de la cinquième saison, il est tout simplement magnifique, dans les images comme dans la bande-son, mais je n’en dis pas plus, vous avez une soixantaine d’épisodes à voir avant d’en arriver là.

Je sais pas pourquoi mais j’adore la série, je la compare à une sorte de Friends noir et profond, plus car c’est un vrai mythe pour moi que pour l’aspect récréatif de la chose …

Un lien pour approfondir la chose : c’est le site de HBO, chaîne américaine à l’origine de la série. Au passage, c’est le scénariste d’American Beauty qui a eu l’idée de SFU et qui a réalisé certains épisodes.

Les coffrets des cinq saisons (la série est finie) sont à la vente en France ! Go go go !!!

Category: Articles en français, TV | Leave a comment