Tout commence avec un mail de la Warner promettant aux 50 premiers à répondre, deux invitations pour le film, en avant-première, sur les Champs-Elysées, en présence de la Ministre Catherine Vautrin (Ministre déléguée à la Cohésion Sociale et à la Parité). Comme par hasard, j’étais devant l’ordi à ce moment-là, et hop, deux places dans ma boîte aux lettres lundi
Voilà le carton d’invitation et la lettre qui va avec :
La salle n’était même pas pleine alors que j’ai entendu les organisateurs (plutôt satrices en fait) parler de donner des places aux retardataires qui seraient en surnombre.
Le film s’ouvre sur le départ de Josey Aimes (Charlize Theron, oscarisée dans Monster, aucun lien avec le manga) de son foyer, emportant avec elle ses enfants et s’installant chez ses parents. Notons le père qui joue le père de David et Nathaniel Jr Fisher dans Six Feet Under, toujours aussi touchant et profond. Devant les réflexions désobligeantes de son père, macho même avec sa fille, Josey part s’installer chez une amie qui travaille à la mine du coin et l’y fait rentrer.
La paye du travail à la mine permet à la petite famille (maman et les deux enfants) de s’installer confortablement mais Josey déchante très vite au vu de l’ambiance de travail complétement pourrie pour les femmes à la mine. S’en suit un combat à l’américaine (tribunal, droit des femmes, seule contre tous etc.) qui n’est pas sans rappeler Erin Brockovitch.
Le débat organisé ensuite était censé rebondir sur cet aspect “droit de la femme au travail face au machisme séculier” et surtout être de bon ton à la veille de la journée de la femme (le 8 mars un peu partout sur terre). Les intervenantEs (oui, que des femmes, aussi bien les personnes de l’audience que l’animatrice et les intervenantes) ont un peu devisé sur le sujet pour le plaisir de nos oreilles à la fin du film et ont ensuite répondu aux questions, plus ou moins liées à la thématique qu’elles s’étaient proposée (Les intervenantes étaient Mme Catherine Vautrin et la présidente de l’AVFF (si je ne me trompe pas)). Evidemment, malheureusement évidemment, mais évidemment quand même, les questions dans la salle venaient seulement de femmes rodées à ce genre de combats et membres d’associations, pas vraiment de curiosité de la part de l’opinion publique, qui de toute façon était partie depuis belle lurette (sauf nous, nous qui étions donc juste au milieu, au deuxième rang…).
Pêle-mêle : quelques faits :
- une des femmes de l’assemblée avait été condamnée à 4 mois de prison (avec sursis je suppose) pour non présentation d’enfant à son mari qui abusait de l’enfant en question (Non-présentation d’enfant c’est quand il y a garde alternée et qu’on ne rend pas l’enfant au lieu et à l’heure convenue)
- l’association AVFF s’occupe d’environ 300 plaintes par an de femme abusées, harcelées ou violées sur leur lieu de travail : 11% de ces cas sont des viols…
- quand on porte plainte pour harcèlement, il faut apporter des preuves à charge, ce n’est pas à l’accusé de prouver sa bonne foi
P.S. Petite mention spéciale au garde du corps de la Ministre : à la fin du débat, alors que Mme Vautrin devisait sur le seuil de l’escalier de sortie et nous bloquant donc le passage à moi et la personne qui m’accompagnait (L’adresse et le nom contre trois timbres ;-)), il nous a empêché de passer mais en nous faisant un petit sourire genre “désolé, elle est relou mais bon, pas le choix”


