Voilà le petit dernier de cette salve de brefs articles autour du cinéma et des derniers films que j’ai pu voir.
Les Filles du Botaniste est sans doute un film dont vous n’avez pas entendu parler et ce n’est pas très étonnant. C’est un film franco-chinois qui raconte comment une jeune orpheline étudiante en herboristerie va semer le trouble dans la famille d’un botaniste en tombant amoureuse de sa fille (et réciproquement évidemment), le tout au milieu d’une Chine rétro où l’homosexualité n’est pas très bien vue et la condition féminine plutôt associée à la soumission au père puis au mari.
Le film prime avant tout par son esthétisme, ses images, sa photo. De très beaux paysages, de beaux corps, une certaine lenteur dans les séquences, ce qui rappelle bien certains aspects du cinéma asiatique. L’histoire est un peu trop convenue, mais la fin est belle, bien qu’un peu “Américaine” pourrait-on dire. Mais il n’en demeure pas moins que le film réussit à être émouvant si on rentre dans l’histoire et qu’on se laisse bercer par l’image.
Entre X-men III et le Da Vinci Code, le choix a été vite fait quand j’ai appris les réactions de la presse et du public (il n’y a qu’à voir les votes sur Allocine : 0 étoile presse, 3 étoiles spectateurs avec quand même autant de critiques 0 et 1 étoile que de critiques 3 étoiles… et encore, ça s’est amélioré par rapport au lendemain de sa sortie). Donc direction les X-men III.
J’ai bien aimé les 2 premiers qui mêlaient habilement scènes d’action et scénario avec un brin de morale, en plus ça ne froissait pas le peu que je connaissais des X-men par un ou deux comics lus dans un coin et quelques heures à regarder les séries animées à la télé.
Il faut dire que je ne savais pas que ce n’était plus Brian Singer aux manettes mais Brett Ratner. Ca change un peu des précédents volets, mais ça permet aussi au film de se renouveler, notamment il y a moins de combats, des passages un peu plus comiques même si je ne suis pas sûr que ça soit toujours voulu, et quelques moments d’incohèrence et parfois même un peu d’absurde (comme quand Magneto déplace le Golden Gate Bridge… il n’y avait pas plus simple par hasard ?).
Là où le bât blesse un peu plus, c’est au niveau de … comment dire sans spoiler trop l’intrigue ? L’histoire est étrange et paraît un peu trop “extrême” on va dire, il y a beaucoup de rebondissements et il se passe des choses un peu perturbantes, comme si on cherchait à mettre un terme au film le plus vite possible. Si c’est pas clair, allez voir ce post sur le forum d’allociné qui relate un peu ce dont je parle ici et surtout qui dit à quel point ce n’est pas cohèrent avec l’histoire originale des X-men. D’ailleurs, ça se sent même pour un néophyte, c’est pour dire ! Cela dit, le film procure deux bonnes heures de détente alors vous pouvez y aller.
P.S. Restez bien jusqu’au bout, même après le générique…
Voilà un film que j’ai tout particulièrement apprécié ! L’histoire n’est pas originale, il y a quelques invraisemblances par moment, mais les personnages sont vraiment haut en couleur. Notamment V qui annonce d’entrée la couleur (justement) avec son phrasé unique (merci Hugo Weaving), son masque un peu décalé et ses dagues comme seules armes. Voici les paroles que V déclame pour se présenter à Evey la première fois qu’ils se rencontrent :
Voilà ! In view, a humble vaudevillian veteran, cast vicariously as both victim and villain by the vicissitudes of Fate. This visage, no mere veneer of vanity, is a vestige of the vox populi, now vacant, vanished. However, this valorous visitation of a by-gone vexation, stands vivified and has vowed to vanquish these venal and virulent vermin van-guarding vice and vouchsafing the violently vicious and voracious violation of volition. The only verdict is vengeance ; a vendetta, held as a votive, not in vain, for the value and veracity of such shall one day vindicate the vigilant and the virtuous. Verily, this vichyssoise of verbiage veers most verbose, so let me simply add that it’s my very good honor to meet you and you may call me V.
Voilà ! A première vue, je ne suis qu’un vulgaire comédien de vaudeville, à qui les vicissitudes de la vie font jouer le vilain et la victime, et vice versa. Ce visage, n’est pas que le vil reflet de ma vanité, mais un vibrant vestige de la vox populi aujourd’hui vacillante et vaincue, vous devez y voir les vieux restes d’une vexation vieillissante, aussi vive que vivante, et vouée à vaincre cette vermine vulgaire, vivace, virulente et vénale, qui vivote en privant ces valeureuses victimes vaincues de la vérité et des vraies valeurs. Le seul verdict que je vois est la vengeance. Une vendetta violente brandie telle un ex-voto et non en vain, visant à faire vaincre la vertu, face à cette vilenie lovée dans les veines de nos villes. Ces vagues vocales faisant de moi un ventriloque vociférant ces volutes verbales, revenons – en a l’essentiel. Je suis honoré de vous rencontrer, alors pour vous, je serai V.
Vous pouvez écouter ce passage en version originale dans la vidéo ci-dessous (début à 0:32) :
Il y a pas mal d’action, ça tourne un peu à la Matrix par moment (la scène finale avec les V et la plupart des combats), mais c’est normal, les frères Wachowski sont aux commandes.
Je viens de réaliser en regardant sa fiche IMDb que le film fait plus de 2h10, et en fait, ça se voit pas du tout. Il passe très bien à condition de bien être dedans (je l’ai vu en avant-première donc l’ambiance était bonne), sinon je conçois qu’on puisse le trouver bizarre voire un peu décevant.
A noter que le film est adapté d’un comic book dont les dessins ne me donnent pas envie de le lire, alors que j’ai adoré le film, mais je pense que je vais me forcer quand même car le fond et les personnages en valent vraiment le coup.
Autre mention spéciale pour la Bande Originale : j’avais bien aimé le thème repris dans le trailer et/ou la bande-annonce du film, mais il n’est même pas dans le film, dommage, car sans ça la Bande Originale est assez terne, et pourtant, j’adore les BO de mes films préférés et V pour Vendetta en fait indéniablement partie.
May 26th, 2006 | Posted by BaroqueW |
Tags: film |
Une seconde série de petits articles qui trainaient depuis un moment va commencer avec Mémoires d’une Geisha.
C’est bizarre que je l’ai laissé trainer celui là, je l’ai bien aimé pourtant. Le film raconte la lutte entre différentes geisha d’une même maison peu avant que les Américains n’aient l’amabilité de les envahir. Le film convient bien à l’image d’intriguantes que l’on se fait habituellement des geisha, avec un subtil mélange d’érotisme et de règles strictes et ancestrales. A noter que le film est émaillé de quelques mots de japonais de-ci de-là pour faire couleur locale.
Vu que je n’ai pas grand chose à dire sur le film en lui-même, je voudrais signaler que les geisha sont jouées par des Chinoises, ce qui a fait grand bruit du côté du Soleil Levant et de l’Empire du Milieu qui ne sont pas vraiment en bons termes depuis quelques siècles. Zhang Zhi-Yi a même été menacée de mort (d’autres ont juste voulu que lui soit retirée la nationalité chinoise) pour avoir tourné une scène d’amour avec Ken Watanabe (un Japonais, donc) (plus d’infos ici et ici). A priori, elle sera dans les boni cette scène car je ne l’ai point vue dans les salles, ou bien elle a été totalement enlevée du film. Pour la petite histoire, le directeur du film (Rob Marshall) et le producteur du film (Steven Spielberg) ont pris des Chinoises pour les rôles de geisha car ils ne leur semblaient pas qu’il y ait une grande différence entre les deux… bien joué !
Voilà quelques résumés et scripts traduits (par Google, adaptés par moi) depuis IMDb :
En 1929 Chiyo (9ans) enfant pauvre d’un village de pêche est vendue à une maison de geisha dans la zone de Gion de Kyoto et est soumise au traitement cruel des propriétaires et de la geisha en chef, Hatsumomo. Sa beauté renversante attire la jalousie vindictive de Hatsumomo, jusqu’à ce qu’elle soit sauvée et prise sous l’aile de l’amère rivale de Hatsumomo, Mameha. Sous la tutelle de Mameha, Chiyo va devenir une geisha appelée Sayuri, qualifiée dans tout domaine artistique et avec des qualités sociales que chaque geisha doit maîtriser afin de survivre en société. En tant que geisha renommée elle découvre une société de la richesse, du privilège, et de l’intrigue politique. Comme la deuxième guerre mondiale arrive, le Japon et le monde des geisha sont changés pour toujours par l’impact de l’histoire.
Résumé écrit par dumpster_cakes
Une jeune fille de neuf ans, Chiyo, vit dans un village plutôt pauvre de pêcheurs, Yoroido, sur la côte du Japon. Avec sa soeur plus âgée, Satsu, elle est envoyée chez les geisha (terme japonais pour artisan) dans un quartier appelé Gion. Chiyo est envoyée au Nitta Okiya tandis que sa soeur est transportée ailleurs et devient moins importante. Un okiya est une maison où une geisha vit et est soignée. Ici à l’Okiya Nitta, Chiyo rencontre une autre fille surnommée potiron. Ensemble potiron et Chiyo luttent dans la vie quotidienne contre le traitement que leur fait la geisha principale, Hatsumomo. Hatsumomo, la vilaine de l’histoire, fait de son mieux pour rendre la vie de Chiyo aussi insupportable que possible. Chiyo déprimée sur un pont, en larmes, s’appitoie sur les ennuis de sa vie. À sa grande surprise, un passant de la haute société s’arrête et demande pourquoi elle est si triste. Ici Chiyo rencontre le Président pour la première fois. Il lui offre de la bonté dans un monde cruel. À partir de ce point sur Chiyo fait de lui son but pour se tirer librement de la classe sociale où elle a vécu et devient une geisha digne du Président. Elle apprend la cérémonie de thé, comment jouer du shamisen (comme un petit banjo ou une guitare acoustique), aussi bien que la danse. La geisha est un mot japonais dérivé d’un terme se référant à l’art ainsi une geisha est comme une artisane, ou une artiste. Après encore plus de disputes avec Hatsumomo, Chiyo est pris sous l’aile d’une geisha parmi les plus populaires de Gion, Mameha. Mameha s’avère justement également être la rivale principale de Hatsumomo en tant que geisha. Mameha décide de présenter Chiyo comme son apprentie une fois qu’elle aura acquis la renommée suffisante pour être associé à quelqu’un de la classe de Mameha. C’est la partie de l’histoire où le nom de Chiyo change en Sayuri (son nom de geisha). Mameha présente Sayuri à beaucoup de personnalités de Gion et il arrive un point où les hommes se battent pour l’offre la plus élevée sur le mizuage de Sayuri. Malgré toutes les épreuves auxquelles Sayuri fait face, son un but est toujours de revoir le Président. Enfin le jour vient où elle est invitée, avec Mameha, à une fête dans un salon de thé où le Président fait affaire. Au cours des semaines suivantes, elle se rend dans de multiples réceptions où le Président se rend. La tension s’était dans le même temps développée au sujet de la deuxième guerre mondiale et la société de Gion commence à sentir les effets de la guerre. Des rationnements sont établies et beaucoup d’établissements de geisha ont commencé à fermer. Les geisha se sauvent vers d’autres parties du pays espérant éviter de se faire blesser dans une attaque. Sayuri et toutes ses amies sont séparées jusqu’à après la guerre et une fois que chacune revient à Gion, elles réalisent les effets des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Toutes les geisha qui se sont sauvées dans ces villes sont évidemment mortes et c’est une perte considérablement ressentie par la communauté. Sayuri essaye désespérément d’atteindre l’amour du Président et l’apogée de l’histoire est atteinte lorsqu’elle parvient à ses fins.
Suite à l’article sur OSS 117, j’avais promis un article sur le CNC et son éventuelle décision concernant la diffusion de publicités dans les salles de cinéma. Notamment savoir s’il faut avoir des lumières allumées pendant leur diffusion.
Tout d’abord, que peut bien être le CNC ? Deux options sont principalement envisagées : le Centre National de la Cinématographie ou le Conseil National de la Consommation (à noter aussi entre autres : le Conseil National de la Comptabilité et le Commité National de la Conchyliculture, moins probables cependant). Le premier œuvre sur tout ce qui touche au cinéma, le second rend des avis sur tout ce qui touche le consommateur, et donc notamment les publicités.
Les deux organismes rendent des avis et des recommandations sur pas mal de choses, bien leur en prend, mais pas sur la question qui nous préoccupe. Je me tourne donc vers le CSA qui indique précisément sur son site qu’il ne s’occupe pas des publicités dans les salles de cinéma. Donc je leur demande directement et rapidement j’obtiens une réponse : il faut s’adresser au Bureau de Vérification de la Publicité qui s’occupe de l’autorisation des publicités, notamment dans les salles obscures. Toutefois, parmi les recommandations accessibles au public, toujours rien sur la question qui nous anime : doit-on allumer la lumière au cinéma pour faire passer de la publicité ? Et je ne parle pas du placement publicitaire au cinéma, comme la bouteille de Coca-Cola pour faire une transfusion dans Pear-Harbor…
La seule dernière piste à explorer serait un article proposé sur Oboulo, malheureusement il est payant…
Résultat des courses : allez voir sur les sites mentionnés ci-dessus, ils sont plein de recommandations et vous pourrez vérifier qui les suit et qui ne le suit pas parmis vos grandes marques préférées !