Etnografiska Museet
Le musée ethnographique de Stockholm- est situé, comme un certain nombre d’autres musées de la ville (dont le nouvellement ouvert Polismuseet), à Muséivägen (sur la ligne de bus 69). Le musée comporte deux étages, chacun étant en partie occupé par une exposition temporaire. À l’affiche lors de notre passage : peintures aborigènes d’Australie et le Bhoutan.
Autant le dire tout de suite, la présence d’information en anglais est assez aléatoire. Hormis le plan et le descriptif laconique du musée, les explications en anglais s’amenuisent au fure et à mesure que l’on pénétre plus en avant de le musée, pour disparaître quasiment complétement dans l’exposition sur les Indiens de prairies du 1er étage (l’exposition, pas les Indiens). Des catalogues contenant les traductions des pannonceaux sont à votre disposition, prenez en plusieurs en entrant dans une pièce pour être sûr d’avoir toutes les pages sous le coude. Mention spéciale à la section sur les peintures aborigènes puisque le guide Rion Farmer est australien lui-même et fait donc les visites en anglais.
La première exposition intitulée “Ramener le monde chez soi” est consacrée aux explorateurs suédois (ou à tout Suédois qui à l’instar de Linné a fait un tour du monde avec un capitaine au long cours, comme Cook dans le cas de Linné). Une partie assez intéressante sur le Congo belge nous rappelle que si la Suède n’a pas eu de colonies elle n’en était pas moins présente via des missions sur le continent. Une autre partie, dont on peut questionner le rapport avec la Suède, nous parle des Indiens d’Amérique et de tout ce qu’ils n’ont jamais eu à voir avec la Suède. On apprendra en autre que Buffalo Bill et son cirque n’y sont jamais venus (alors que Danse avec les loups y a été diffusé, allez comprendre).
Derrière ces salles se trouve une exposition hétéroclite consacrée au Bénin, aux civilisations sud-américaines, à l’Inde et la Chine. Les objets sont en vrac et on aura du mal à trouver un fil conducteur à cette section, surtout que seule l’Inde et la Chine ont le droit à une traduction compléte de leurs textes, le Bénin devant se contenter d’un panneau sur deux et le reste de rien du tout.
Prochaine salle, l’art aborigène. Nombreux tableaux d’artistes contemporains de l’ensemble du pays-continent (continent surtout pour les Américains). On y apprendra que la culture aborigène est en fait plus de 300 cultures différentes et bon nombres de dialectes. La plupart des œuvres présentées représentent des sortes de carte des régions d’origine de leurs auteurs. Les amas de couleur et symboles représentants différents éléments naturels : plusieurs cercles concentriques sont un rocher, des lignes représentent les chemins, le tout représenté de manière assez naïve donc. D’autres tableaux servent de support à la transmission des récits aborigènes. Habituellement c’est à même le sol que les aborigènes dressent le canevas de leurs récits mais ces artistes les ont transposés aux supports modernes. Sur ces tableaux on y “voit” des cérémonies : les U représentent des personnages assis, les cercles des foyers ou d’autres lieux de rassemblement, les vaguelettes sont alors chemin, fumée, eau ou sang. Quelques explications complémentaires peuvent être trouvées sur le net quant aux œuvres et leur signification. Fait assez surprenant pour être signalé, ces œuvres sont à vendre dans le musée.
Prochaine étape, le restaurant. Situé lui aussi au rez-de-chaussée, il s’ouvre sur une terrasse, agréable en été paraît-il. L’aspect est très cantine, mais les prix n’en diminuent pas pour autant car la nourriture servie est bio. Au menu : bières et plats du monde, selon la saison. Le restaurant n’a pas désempli durant notre visite (il y avait encore la queue passé 15h).
Dernière étape, le premier étage. Étape un peu précipitée car après quatre heures dans ce musée, une certaine lassitude gagne, encore renforcée par le faible éclairage et l’aspect mi-70’s délabré, mi-en travaux du premier étage. Le premier étage a quatre tableaux : l’exposition temporaire sur le Bhoutan, une exposition sur le Congo (apparemment ils n’ont pas visité beaucoup de pays d’Afrique), à nouveau un tableau sur les Indiens et un autre plus disparate sur les Inuits, les aborigènes d’Australie et les Indiens d’Amazonie. Ce dernier tableau est présenté de manière relativement vivante (et avec manuel en anglais, s’il vous plaît) et propose des échantillons de fourrure à carresser par exemple dans le cas des Inuits pour voir quel animal serait le plus doux/chaud/etc. On peut même essayer les lunettes inuits, très futuristes.
Le tableau sur le Congo propose la reconstitution de deux cases et une maquette d’un village (quasiment désert). Une autre salle propose des coupures de presse des années 60 (dans un environnement de la même époque) au sujet des forces de l’ONU dans le pays à l’époque, et notamment celles des soldats suédois. Le tableau sur les Indiens des prairies a (je cite) le mérite de ne pas se tromper sur les tipis (ie tous les Indiens, non, ne vivaient pas dans des tipis. Selon la région ils vivaient dans des cabanes ou des pueblos). La seule partie en anglais ici est un diorama poussiéreux et un film sur la restitution du totem de G’sxpolox (je pense que j’ai du faire une faute d’orthographe mais le cœur y est).

Pour finir, le Bhoutan. Quelques objets de-ci, de-là, avec de larges explications en anglais sur le pays et sa culture. Si vous êtes intéressés, vous resterez vraisemblablement sur votre faim…
Pour finir, le tarif : 60kr, sans réduction étudiante possible, youpi !
Category: Articles en français, Suède / Sweden, Un peu de culture | Leave a comment


Au programme un musée à l’atmosphère prenante et disposant d’un descriptif des expositions assez complet en plusieurs langues dont le français (la plupart des panneaux sont traduits, certains sont complétement passés à la trappe), 350m² d’armes exposés, la possibilité de manier un fusil d’assault (de le soupeser pour le mieux en fait), une exposition sur l’histoire de la guerre des premiers primates à nos jours avec des reconstitutions vivantes, les guerres en Suède des Vikings à la Seconde Guerre mondiale et pour finir des expositions temporaires : en ce moment, les Espions. Là encore l’exposition temporaire est très vivante, tout est traduit (en anglais seulement), on peut se promener dans un conduit d’aération et observer une chambre d’hôtel truffée de caméras cachées, etc. Pour les connaisseurs, il y a même une machine 



